Calcéologie ou Calcéophobie ?

Vous l’aurez compris, nous allons aborder un sujet bien souvent incompris par les hommes (et même par les femmes) : l’achat compulsif de chaussures. Effectivement, beaucoup de femmes collectionnent les chaussures en centaine, mais la question est : est-ce une addiction ou une phobie ? Parce que force est de souligner que nombreuses de ses paires de chaussures ne servent que de décoration dans le placard ! Avant tout, la chaussure est née d’un besoin et sa création fut déterminée par sa fonction : protéger du froid, de la chaleur, de la rugosité des sols. Pourtant, des fonctions secondaires sont nées avec le temps, et la chaussure prend une ample place dans la vie de la femme. Il y a une véritable histoire d’amour entre la femme et les chaussures. Cet amour pour les chaussures commence dès son plus jeune âge, en  s’amusant à glisser ses petons dans les chaussures à talons de Maman, et essayant tant bien que mal de faire un ou deux pas. Et Cendrillon et sa pantoufle de vair ne facilite pas la tâche, mettant la chaussure au centre même d’une histoire d’amour entre une fille du peuple et un prince charmant.

Les chaussures : symbole de la féminité

D’après les statistiques, une femme a au moins 9 paires de chaussures dans son placard. A ce qu’il parait, elle ne peut être digne du nom de « femme » sans en avoir au moins 5 paires. Aussi, chaussures et féminité sont inséparables. Louboutin dit  imaginer une femme nue quand il dessine ses modèles de chaussures. Selon lui, les chaussures, au lieu d’habiller, doivent déshabiller la femme, c’est-à-dire mettre à nu, toute sa sensualité. La femme qui se doit de toujours être attrayante ne peut se sentir belle qu’avec de belles paires de chaussures à ses pieds. Et c’est là que vient le rapport entre élégance et douleur : quand la femme entre dans une boutique, deux grandes préoccupations les animent : le confort, qui soulignera sa démarche, et l’esthétique, qui révélera sa capacité séductrice. Mais malgré le sacrifice que ça peut demander, la femme peut éventuellement avoir un peu plus confiance en elles. Les complexes disparaissent : les petites ont la taille désirée en portant des chaussures à talons, celles avec des formes généreuses peuvent allonger leurs silhouettes… Par conséquent, elles se trouvent plus belles et ont plus de succès auprès des hommes. Et puis, contrairement aux vêtements, les chaussures ne trahissent pas. Une robe peut plaire aux yeux, mais nous faire paraitre grosse une fois portée. Les chaussures par contre, quand on les aime à première vue, c’est qu’elles sont parfaites.

Des messages verbaux ?

Les chaussures ont en premier lieu un aspect pratique, mais elles véhiculent également de nombreux indices et messages non-verbaux. On peut voir l’humeur d’une femme à partir des chaussures qu’elle porte. On peut percevoir la stabilité émotionnelle de la personne à travers ses chaussures. Ainsi, en fonction de l’usure et de l’entretien des souliers, significatifs du niveau de décontraction du propriétaire, les étudiants ont pu déceler une peur de l’abandon, ou une forte anxiété. Eh oui, plus on serait angoissé, plus on prendrait soin de ses affaires.
Les chaussures en disent long sur la personnalité
Personnalité et statut social sont vus à travers les chaussures qu’une femme porte. D’abord, on reconnait l’identité sociale de la femme selon ce qu’elle porte : talons hauts, baskets, scandales… mais bien plus loin,  il semble que celles qui gagnent bien leur vie arborent aux pieds des modèles chers, tandis que les personnes ouvertes penchent pour les colorés, qui attirent l’œil, et que les timides préfèrent les modèles au design neutre. Les libéraux ont quant à eux tendance à porter des chaussures abîmées et bon marché. Certains résultats sont en revanche assez inattendus : les souliers inconfortables se retrouvent par exemple chez les gens plutôt calmes, et les bottines sont portées par les personnalités agressives. De la même manière, difficile de deviner que les chaussures pratiques et confortables sont davantage choisies par les gens agréables.

Une question de sexualité

Sexualité, dites-vous ? Et bien, oui ; parce que la chaussure recouvre le pied, qui représente le « substitut du phallus de la femme », nous explique Freud. Il écrit que la chaussure est un des fétiches préférés des femmes et que ce fétiche relève du complexe de castration. De manière super vulgarisée, du traumatisme suivant la prise de conscience que la femme n’est pas dotée de phallus. La femme aime changer de chaussure pour retrouver une nouvelle jeunesse : de nouvelles chaussures, un nouveau modèle, de nouvelles couleurs ; et plus on avance en âge, plus on en achète…
Ainsi avons-nous compris l’importance capitale des chaussures pour la femme. Il n’y a donc rien de plus normal que de voir son placard rempli de chaussures. Toutefois, dans l’excès, l’achat de chaussure devient pathologique : l’oniomanie (trouble relié à l’achat compulsif) est une maladie !  Si s’acheter beaucoup de paires de chaussures sans les mettre est une phobie, ou juste une obsession  pour la collection, cela est difficile à déterminer. Dans tous les cas, la femme se trouve accro. Inconsciemment, elle se laisse dominée de la pensée, par les chaussures. Ce qui est certain, c’est qu’il y a là une marque d’un mal-être profond chez la femme, qui peut être lié à des problèmes de son enfance. D’après l’avis des psychologues, l’addiction aux chaussures se rapporte souvent à l’envie de combler un manque. Les collectionneurs seraient animés par la peur de l’abandon, de la perte ou du manque, et cette addiction pourrait être liée à une séparation mal vécue. Aussi, une véritable thérapie est nécessaire pour que la femme réussisse à guérir.
Bref… Tout ce qu’il y a à dire, c’est que le monde de la femme sera toujours un mystère pour l’humanité, on ne peut que tenter de donner des explications un tant soit peu logiques.

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