Comprendre l’anorexie

Depuis toujours, être mince est l’aspiration de la majorité des femmes. Beauté et perfection riment avec une taille zéro. La minceur est considérée comme esthétique. Les idées que la femme se fait de la minceur sont nombreuses : si je suis mince, je n’envierai plus les mannequins et les stars, je serai bien qu’importe ce que je porte, on me respectera un peu plus,  je serai plus séduisante… Pire encore : on pense que les petits kilos en trop témoignent d’une paresse et d’une obsession pour la nourriture. Alors, celle à la taille fine est considérée comme « intelligente » par le fait qu’elle saurait contrôler sa vie !

Anorexie : phobie ou addiction ?

Vouloir être mince, ce n’est pas un mal, cependant, l’on constate que la minceur devient une hantise et que de plus en plus de femmes deviennent anorexiques. Identifiée comme pathologie au 19ème siècle, l’anorexie est aujourd’hui encore considérée comme une maladie grave dont la guérison est difficile. L’anorexie est déterminée par un trouble alimentaire qui touche en majeure partie, les jeunes femmes entre 15 et 25 ans. On distingue deux types d’anorexie. D’abord, l’anorexie de Type restrictif, caractérisée par  la perte de poids exclusivement obtenue par renoncement à des plats riches en calories et par augmentation des activités physiques. D’un autre côté, il y a l’anorexie de type boulimique (binge-purging). De nombreux sujets anorexiques n’ont pas la force de jeûner pendant de très longues périodes. Pour cette raison, après les crises boulimiques, des vomissements provoqués ou l’utilisation de laxatifs ou de diurétiques leur permettent de perdre à nouveau du poids. Dans tous les cas, l’anorexique est affolée à l’idée de prendre quelques grammes. L’anorexie se diagnostique en principe à partir de trois critères universels : la présence d’une restriction alimentaire menant à la perte de poids, une perception déformée du poids et du corps, et une peur intense de grossir. Or, selon une récente étude, les jeunes filles souffrant d’anorexie n’ont pas peur de prendre du poids mais éprouvent une grande satisfaction à en perdre. Ce qui sous-entend que la phobie caractéristique serait en réalité un plaisir addictif.  En réalité, l’anorexique ressent du plaisir face aux images corporelles de maigreur, et fait de cette image, un modèle à suivre. Cette idée lui est obsessionnelle, voilà pourquoi, soit elle arrive jusqu’à refuser de se nourrir, ou bien elle prend l’habitude de se faire vomir.

La minceur : norme du 21ème siècle

Une addiction, peut-être, mais une addiction ne vient pas toute seule. Si une femme aime tellement la minceur, c’est parce qu’elle a été motivée au début par sa société d’appartenance, qui lui impose les règles de vie. Et oui, qu’en penseriez-vous si c’était la société actuelle elle-même qui persuadait (voire forçait indirectement) les femmes à devenir anorexique ? Avec les publicités qui défilent à la télé,  on voit clairement que la société sensibilise les femmes à devenir anorexiques. Actuellement, l’anorexie est synonyme d’une belle carrière. Si la femme veut percer dans le  domaine de la danse professionnelle, dans le mannequinat et dans presque tous les secteurs de travail, elle doit impérativement se faire mince, en régurgitant tout ce qu’elle avale. L’épanouissement professionnel de la femme repose alors sur son anorexie !
Néanmoins, sachant que c’est une maladie dont on n’a pas encore trouvé remèdes pharmacologiques, l’anorexie peut bien tuer ! Jusqu’ici, les femmes occidentales sont les plus touchées, mais cette tendance peut bien se répandre dans le monde entier…
Après, le futur n’est pas bien loin… Nous verrons très bientôt ce qu’il adviendra des femmes, dans l’espoir que la situation ne s’empire.

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